Aide auditive en cas de perte auditive légère

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Très récemment un groupe de travail de la SSORL composé de médecins ORL installés en privé ou travaillant en hôpital, a réfléchi à cette problématique. Il a publié, en avril 2015, un compte-rendu dans le journal Forum Medical Suisse, l’organe officiel de formation continue de la FMH.

La quintessence de cet article, accessible en ligne, est la suivante :

  • Une perte auditive même légère peut affecter l’intelligibilité vocale et la capacité à communiquer et à être perçue comme un handicap au quotidien par les personnes concernées.
  • Une perte auditive non appareillée a des effets à moyen et long terme, sur les plans neuronal (isolement auditif), cognitif et psychologique.
  • Tous les patients dont la perte auditive a été constatée par eux-mêmes ou un proche devraient bénéficier d’un examen audiologique.
  • L’indication à un appareillage auditif posée par le médecin ORL doit être établie à l’aide de plusieurs examens : audiométrie tonale, audiométrie vocale dans le calme et dans le bruit, associées à l’examen de l’atteinte subjective réalisée à l’aide d’un questionnaire approuvé.
  • Les tests d’audiométrie vocale dans le bruit facilitent l’évaluation de l’intelligibilité vocale, en particulier en cas de perte auditive mineure.
  • Si la perte auditive des deux oreilles atteint le seuil d’indication, un appareillage binaural doit être envisagé. Un appareillage monaural est indiqué en cas de surdité d’une seule oreille.
  • L’évaluation finale doit comprendre des tests d’audiométrie vocale dans le calme et dans le bruit avec ou sans appareillage, ainsi que l’enquête de satisfaction subjective établie à l’aide de questionnaires.

Une indication d’aide auditive basée sur des critères médicaux et audiologiques contribue à améliorer la santé et la qualité de vie au travail et dans la vie journalière des personnes atteintes de perte auditive légère à modérée grâce à un appareillage précoce.

Le port régulier de l’aide auditive ainsi que l’intervention précoce constituent des facteurs importants d’un point de vue audiologique pour le succès de l’appareillage.

En comparant et en extrapolant les données de la littérature médicale, il y aurait en Suisse environ un million de personnes souffrant d’une perte auditive au minimum légère.

 

Bénéfices de l’appareillage auditif

Une étude est arrivée à la conclusion qu’une perte auditive de seulement 15 dB entraîne des problèmes de compréhension dans la vie quotidienne et est perçue comme un handicap par les personnes affectées.

De nombreuses études ont établi un lien entre perte auditive progressive et bien-être psychologique affaibli, qualité de vie diminuée, participation à la vie sociale limitée pouvant conduire jusqu’au repli sur soi et à l’isolement.

 

Appareillage auditif précoce

Un appareillage auditif précoce est particulièrement important, car le processus d’apprentissage de la nouvelle audition et de la compréhension se fait plus difficilement après une période de surdité prolongée non appareillée et avec l’âge avancé des personnes concernées. Dès les premiers stades de la perte auditive légère à modérée non appareillée, en réponse aux changements des stimuli auditifs, des modifications du traitement du signal cortical sont démontrées.

 

Appareillage binaural vs appareillage monaural

L’appareillage auditif bilatéral a pour but de rétablir une audition symétrique et permet d’améliorer non seulement l’écoute directionnelle et à distance, mais également l’intelligibilité dans le bruit. Une étude prospective multicentrique avec 214 participants a révélé le bénéfice subjectif et objectif de l’appareillage binaural à l’aide de tests de langage dans le bruit.

L’appareillage binaural est plus avantageux que l’appareillage monaural, surtout dans des conditions de communication exigeantes, car il améliore l’intelligibilité vocale et réduit l’effort d’écoute. L’appareillage binaural évite en outre la diminution de l’intelligibilité vocale de l’oreille non appareillée.

 

Fonctions cognitives

Les fonctions cognitives sont les capacités de notre cerveau qui nous permettent de communiquer, de percevoir notre environnement, de nous concentrer, de nous souvenir d’un évènement ou d’accumuler des connaissances.

Les différentes fonctions cognitives sont : l’attention ; les fonctions exécutives (Organisation, planification, inhibition, flexibilité mentale, jugement, autocritique) ; les fonctions intellectuelles (ensemble d’habilités comprenant les compétences verbales, le raisonnement non-verbal) ; les gnosies (Capacités à percevoir un objet grâce à nos différents sens, vision, ouïe, toucher) ; le langage (habilités réceptives qui permettent de comprendre le langage parlé et écrit ; habilités expressives tel que parer et écrire) ; mémoire et mémoire de travail (Capacité à traiter et manipuler mentalement des informations données dans le moment présent) ; les praxies (Capacité à exécuter des mouvements simples ou des séquences de mouvement simples ou des séquences de mouvement de façon volontaire) ; vitesse de traitement de l’information (Rythme auquel les différentes opérations mentales sont déclenchées et exécutées

Source : Association Québécoise des Neuropsychologues ; www.aqnp.ca

Références : http://www.medicalforum.ch/docs/smf/2015/22/fr/fms-02287.pdf

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